

Cultiver la pleine conscience grâce aux pratiques régulières de méditation laïques me permet de mieux me connaître. J’ai été fascinée d’apprendre et d’expérimenter que l’avidité, la haine et l’illusion sont des phénomènes de l’esprit humain identifiés en tant qu’obstacles à la pleine conscience depuis plus de 2500 ans. Expérimenter que ces obstacles, tant ancrés dans notre société moderne (la consommation, la violence, la distraction), peuvent être apprivoisés par la méditation m’a fortement inspiré. Aujourd’hui je pense qu’une des meilleures choses à faire pour prendre soin de soi et de la planète est bien de s’asseoir tous les jours sur un coussin ou sur une chaise pour méditer et laisser plus de place à la clarté, la compassion, la simplicité – et au final, au bonheur.A la fin de son livre, Jon Kabat-Zinn dédie un chapitre au “Stress du Monde” et crée le pont entre la souffrance individuelle et la souffrance planétaire. Son propos me donne espoir : « Les stress du monde, écologiques, sociaux et économiques ont été créés par l’esprit humain et par son expression dans le monde. Ces problèmes pourront également être résolus par l’esprit humain, s’il apprend à développer la sagesse et l’harmonie, à voir son intérêt en terme de globalité et d’interconnexion. »
« Au cœur de la tourmente, la pleine conscience », de Jon Kabat-Zinn, Éditions De Boeck, 2009




