Le 06 octobre 2026, le Mouvement Colibris a organisé une webconférence pour présenter les premières conclusions de la Recherche-action participative qu’il co-anime avec le Mouvement pour l’Économie Solidaire, l’association Allumeuses et des chercheurs et chercheuses, avec le soutien du Fonds de Développement de la Vie Associative. Le tout, dans un contexte marqué par les conséquences d’un été caniculaire catastrophique, d’une crise sociale forte et d’une rentrée politique et sociale sous pression.
Plus de 8000 mort·es, des millions d’animaux disparus, des dizaines de milliers d’hectares brûlés : l’été 2026 a rappelé avec violence que la catastrophe écologique n’a rien de naturel. Elle est le résultat de choix politiques – ceux d’une économie néolibérale qui épuise la Terre autant que l’Humanité. Pendant que les associations affrontent des besoins en hausse avec des moyens en baisse, celles et ceux qui portent l’intérêt général en leur sein, s’épuisent à leur tour.
C’est pour comprendre et dépasser cette double érosion que le Mouvement Colibris a participé à initier la Recherche-action participative NMSE (Nouveaux Modèles Socio-Économiques des associations pour la transition citoyenne), aux côtés du Mouvement pour l’Économie Solidaire (MES), de l’association Allumeuses et de scientifiques. Retour sur la webconférence « Militer sans s’épuiser, un acte de résistance démocratique », qui a réuni six intervenant·es autour des premiers résultats de cette recherche lancée en 2024.
L’État se désengage, les subventions fondent, les marchés publics concurrentiels imposent la loi du moins-disant, et les injonctions à « sortir du champ politique » se multiplient — jusqu’aux menaces directes, dont la une du JDD portant la vision de l’extrême droite reste l’illustration la plus récente. Des associations disparaissent, des milliers d’emplois sont supprimé·s, des bénévoles abandonnent, et la charge se concentre sur un nombre toujours plus réduit de personnes. Le contexte est porteur de fortes tensions externes qui ont des impacts en interne.
« Nous vivons, dans tous les continents, une révolution invisible : la montée très forte des associations. Un phénomène rendu invisible alors qu’il est présent. »
Jean-Louis Laville
Jean-Louis Laville : réinventer l’association contre l’amnésie démocratique
Auteur de Réinventer l’association, contre la société du mépris (éditions DDB, 2019), Jean-Louis Laville, sociologue et directeur scientifique de la Fondation du CNAM remet l’épuisement militant en perspective. Le problème central est celui de l’amnésie : on attribue le progrès social au seul État, en oubliant que les associations ont participé très fortement à la construction des sociétés démocratiques – dès les collectifs auto-organisés des années 1830-1848, qui voyaient dans la solidarité démocratique le chemin de l’émancipation. L’histoire du militantisme est aussi un avertissement : nombre d’expériences qui croyaient fonder un « contre-monde » ont fini par l’enfermement sectaire et la guerre interne.
Face au néolibéralisme – un véritable « projet anthropologique » dont l’auteur fondateur, Friedrich Hayek, affirmait préférer la concurrence à la démocratie s’il fallait choisir – Jean-Louis Laville distingue trois phases : le dogmatisme du marché, son habillage « humaniste » (responsabilité sociale de l’entreprise, philanthropie), puis le passage à l’autoritarisme lorsque les sociétés doivent être « disciplinées ». Le « managérialisme » n’est pas un courant distinct : c’est la déclinaison gestionnaire de cette idéologie, visant à réduire les associations à un « tiers secteur » – privé de débat politique, chargé de « s’occuper des pauvres » au moindre coût pour les finances publiques, dans un glissement de la démocratie vers la ploutocratie.
Gaël Louesdon : la Recherche-action NMSE, une riposte associative
Délégué général du MES, Gaël Louesdon raconte la genèse de NMSE, née d’un séminaire des convergences qui réunit le MES, le Collectif pour la transition citoyenne et le Collectif des associations citoyennes. Autour d’un problème partagé – cette « maltraitance politique, institutionnelle et économique » que subissent les associations – un consortium s’est formé entre le MES, le Mouvement Colibris et Allumeuses, soutenu par le Fonds de développement de la vie associative (FDVA).
Une Recherche-action participative associe des savoirs d’expérience (celles et ceux qui agissent) et des savoirs distanciés (celles et ceux qui observent), pour construire ensemble une problématique et capitaliser les enseignements.
Deux objectifs :
- renforcer la capacité d’action des acteur·ices de la transition en cherchant collectivement une culture de travail et de gouvernance soutenable ;
- rassembler les savoirs co-produits dans un espace internet accessible type wiki et des livrables destinés à devenir communs, pour les capitaliser.
Les axes qui structurent la réflexion :
- en gouvernance interne : réaffirmer le sens et l’utilité sociale du projet associatif et instaurer des compagnonnages de pair-à-pair ;
- en gouvernance externe : inventer des mutualisations et alliances nouvelles entre organisations pour continuer à porter une vision politique transformatrice.
« Quand on a un problème, on se serre les coudes, on s’associe et on trouve les solutions : c’est le principe associationniste. »
Gaël Louesdon

Éric Favre : les signaux d’alerte dans le réseau Colibris
Chargé de l’animation du réseau bénévole, Éric Favre décrit le constat qui a précédé la Recherche-action : fragilisation du modèle économique, retour en arrière sur les questions écologiques, disparition d’acteurs associatifs sur la transition. Son enquête de santé du réseau révèle des groupes locaux qui disparaissent, un renouvellement bénévole qui ne se fait plus, des webinaires et formations qui peinent à rassembler comme auparavant.
L’option habituelle – relancer « la machine » par de grandes campagnes de communication – était hors d’atteinte, l’équipe salariée elle-même étant épuisée. La Recherche-action offre un chemin pour qualifier cet épuisement et le traduire concrètement, au niveau local comme national. Deux groupes locaux ont été embarqués : Luchon, en moyenne montagne pyrénéenne, impactée par le réchauffement climatique et le surtourisme ; et le Mesnil-Saint-Denis, en espace périurbain en Île-de-France, un groupe dynamique en expansion.
« Je voyais bien que c’ était un problème d’épuisement, mais je n’avais pas d’outils pour comprendre d’où ça venait. L’idée de cette Recherche-action, c’est d’aller explorer de nouvelles manières de faire ensemble. »
Éric Favre
Valérie Corbière : « On portait trop de sujets »
Bénévole du groupe local du Mesnil-Saint-Denis, Valérie Corbière illustre le vécu de terrain. Son groupe, créé entre amies en 2022 et devenu Colibris en 2023, connaissait un contexte paradoxal : un succès croissant d’actions de plus en plus ambitieuses, mais un cercle cœur en plein renouvellement et une charge concentrée sur quelques personnes. Deux enjeux émergent : embarquer plus de monde dans l’organisation, et s’organiser pour ne pas s’épuiser.

Marie-Laure Guislain : du « burn-out militant » au « burn-out néolibéral »
Coordinatrice d’Allumeuses, qui porte le collectif Badassoin, Marie-Laure Guislain propose une grille de lecture en trois familles de facteurs d’épuisement.
- Le facteur institutionnel : un État qui coupe les subventions, délègue des missions de service public aux associations et participe avec les multinationales à la destruction du monde.
- Le facteur structurel : la reproduction, au sein même de nos collectifs, de la culture de la compétition, de l’urgence et du perfectionnisme – mais aussi des oppressions systémiques (sexisme, racisme, validisme, classisme), parce que « nous baignons dans ce système ». Quand un collectif affiche des valeurs élevées sans cohérence interne, la perte de sens qui en résulte devient un facteur d’épuisement massif. S’y ajoute la violence systémique retournée contre nous-mêmes : ne pouvant frapper un système « trop grand pour nous », on se déchire entre nous – pureté militante, radicalisme rigide, polarisation qui exclut.
- Le facteur organisationnel : absence de procédure de gestion des conflits alors que neuf collectifs sur dix meurent au bout d’un an de l’incapacité à les traverser ; absence d’espaces de stratégie, de lien, de reconnaissance et d’écoute.
En réflexion, Marie-Laure Guislain souligne un risque majeur, à mesure que les contraintes s’aggravent : celui de « retourner la violence contre nous-mêmes ». Personne n’a de recette miracle, mais il existe des chemins à explorer ensemble – la mutualisation des expériences et l’association des savoirs.
« Nous préférons parler de burn-out néolibéral plutôt que de burn-out militant : c’est la reproduction du système dans nos collectifs qui épuise, pas le fait de militer, qui peut au contraire créer du lien pour sortir de l’impuissance. »
Marie-Laure Guislain
En interne : réorganiser le collectif pour qu’il redevienne soutenable

Bérénice Dondeyne : réappropriation politique et valeur immatérielle
Coprésidente du MES France, Bérénice Dondeyne rappelle que « le politique c’est de l’intime et du collectif, du dedans et du dehors » – et que gouvernance interne et externe se mêlent sans cesse. Premier enjeu interne : la réappropriation politique des membres d’une organisation. Nombreuses sont celles et ceux qui sont dépossédé·es du sens politique de leurs actions et peuvent en perdre le sens de leur engagement. Poser collectivement la question « pourquoi sommes-nous là ? » s’avère à chaque fois très riche. C’est l’un des acquis importants de NMSE. S’ensuivent les questions de l’adéquation entre sens individuel et sens collectif (y compris entre générations), et celles de la transmission, de l’accueil et de la formation.
Elle soulève aussi un pas de côté décisif : dans une organisation, il y a de l’humain et de l’argent qui circulent, mais aussi beaucoup d’immatériel – du non-monétaire, de l’économie réciprocitaire, de l’ordre symbolique. Tant qu’on ne sait pas donner de la valeur à ces économies-là, on prive l’organisation d’une partie de sa force.
« Tant qu’on ne sait pas donner de la valeur aux économies non-monétaires, réciprocitaires, symboliques, on enlève une force qui est dans l’organisation. »
Bérénice Dondeyne
Marie-Laure Guislain : le collectif comme organisme vivant

Pour Badassoin, le collectif est un organisme vivant comme notre corps, qui a besoin de soin au niveau de ses organes. Six organes structurent la grille d’analyse :
- Le cœur (écoute, lien, soutien psycho-émotionnel) : il faut créer de vrais espaces réguliers d’écoute – pas de simples « météos » sans suite – des espaces où l’on peut discuter des charges de travail, être en désaccord sur le fond… pour sortir de la pureté militante.
- Les poumons (reconnaissance) : reconnaître le travail de chacune et chacun – surtout quand on est payé « au lance-pierre »-, prendre soin des personnes minorisées ; instaurer une culture du débrief et du feedback, célébrer aussi les étapes. Car si l’on attend d’avoir « sauvé le monde » pour célébrer, on ne célèbre jamais.
- La bouche (oppressions systémiques) : le sexisme, le racisme, le classisme ne sont pas des fatalités ; on peut y travailler.
- Les tripes (transformation des conflits) : prévoir dès à présent un protocole de gestion des conflits, se mettre en tête que le conflit est naturel, prévoir des protocoles d’entrée et de sortie.
- Le cerveau (stratégie) : sortir « le nez du guidon », prioriser des axes cohérents avec nos valeurs et nos ressources pour ne pas tout accepter.
- Les membres (gouvernance et organisation) : de la clarté dans les rôles, ramener les personnes concernées dans les décisions, répartir réellement les responsabilités – car le « tout organique » épuise et reproduit les dynamiques de pouvoir.
Pas de recette miracle, mais des « graines de soin » : des pratiques inspirantes à disséminer, parce qu’on ne change pas une culture sans pratiquer.
« Le soin, ce n’est pas un petit coup de thérapie parce que tu fais un burn-out. Le soin, c’est politique : c’est agir sur le fonctionnement, la gouvernance et la stratégie du collectif. »
Marie-Laure Guislain
Éric Favre et Valérie Corbière : deux groupes locaux, deux chemins concrets
À Luchon, le travail relève surtout de l’axe « sens » : diagnostic sensible du territoire, semaine d’immersion, cartographie participative et outil du « champ de force » ont permis au groupe – fragilisé par la mise en pause ou le retard d’un projet de tiers-lieu et par des épuisements personnels – de cadrer un projet aboutissant à une candidature Erasmus+, et de nommer des injustices locales.
Au Mesnil-Saint-Denis, le chantier est celui de l’organisation : une frise temporelle co-construite rend visible la feuille de route de l’année et facilite la prise en charge des thématiques. L’atelier sur les niveaux d’implication a été « un déclic » : dire « je suis intéressé·e par » ne veut plus dire « j’organise » – chacun·e peut verbaliser le niveau d’engagement qui lui semble juste, ce qui crée moins de déception, moins de tensions, et plus de liberté en somme. Le point de départ, rappelle Valérie, était simple : « On ne se posait jamais pour vérifier que tout le monde était à l’aise avec ce qu’on proposait ». Créer un espace d’écoute – pour des membres qui sont aussi des ami·es – a été, en soi, une réponse au problème.
« On a créé un espace d’écoute, et ça a été hyper précieux : on n’est pas uniquement des bénévoles, nous sommes aussi des ami·es, et on ne voulait pas que nos actions mettent un terme à notre amitié. »
Valérie Corbière

En externe : coopérer, s’allier, valoriser l’immatériel
Bérénice Dondeyne : l’épuisement est aussi politique
En replaçant l’épuisement comme fait politique, nous changeons la manière de regarder nos relations aux autres organisations. Se posent alors des questions concrètes : comment énoncer notre raison d’être, coopérer et mutualiser sur un territoire, garantir la transparence – car quand une grosse organisation coopère avec une petite, l’échange est parfois loin d’être équilibré –, co-écrire des récits partagés du territoire avec les collectivités et les acteurs économiques, et vérifier notre légitimité à proposer et à co-décider ?
« L’épuisement n’est pas strictement individuel, il est aussi politique. Si on le replace comme fait politique, ça change la manière de regarder la gouvernance. »
Bérénice Dondeyne
Valérie Corbière et Éric Favre : le partenariat dans l’ADN des Colibris
« Inspirer, relier, soutenir : le partenariat est dans l’ADN du Mouvement », rappelle Valérie. Au Mesnil-Saint-Denis, les liens tissés – centre social qui héberge le groupe, municipalité avec qui le soutien est mutuel, commune voisine dont les serres accueillent les semis – ont produit du concret : un projet de rénovation monté et soumis au budget participatif en deux semaines, en coopération.
« Quand on donne, on reçoit beaucoup » : une illustration limpide de la valeur immatérielle que plaidait Bérénice Dondeyne. Au niveau national, reconnaît Éric Favre, le Mouvement a pu s’outiller avec les outils de la Recherche-action comme avec le CLIP (Conflits-Légitimité-Intérêt-Pouvoir). Ils permettent de se former à ces coopérations, aux côtés du Collectif pour la transition citoyenne et du Pacte de la transition citoyenne signé avec des élu·es.
Marie-Laure Guislain : « l’urgence, c’est la coopération entre organisations »
« On est souvent d’accord sur les constats et les valeurs, mais très peu de personnes se penchent sur le « comment ». Or c’est en apprenant à coopérer qu’on gagne du temps et de l’impact », souligne Marie-Laure Guislain.
Le système nous divise, et face à nous « ils sont très alliés » : même la meilleure stratégie du monde n’aboutira pas à la transformation sociale, écologique et décoloniale si les organisations ne coopèrent pas. Or la coopération se pratique et s’apprend : elle demande du temps dédié, des accords de coalition qui décident du fonctionnement ensemble, des espaces pour les réajuster et des processus de transformation des conflits prévus à l’avance. Car les dynamiques de pouvoir se reproduisent aussi entre organisations – appropriation du travail collectif par les unes, conflits d’apparence interpersonnelle mais d’essence organisationnelle – ce qui « plombe » des coalitions entières.
« Une association n’est pas qu’une organisation : c’est aussi une institution, c’est-à-dire la production de sens partagé. »
Jean-Louis Laville
En écho, Jean-Louis Laville invite à résister au « rabattement organisationnel » : les modèles qu’on nous impose font comme si toute entité collective n’était qu’une organisation à rationaliser. Or une association est aussi une institution, dans la mesure où elle produit du sens partagé. Se réapproprier l’histoire comme histoire collective, célébrer ce qui réussit, échanger et faire ensemble : telles sont les voies d’une démocratie vivante – sans cesse confrontée à la montée d’un dogmatisme extrême, « figure perpétuellement renouvelée de l’exclusion ».
Les points marquants des échanges avec les intervenant·es
- Montrer la valeur, pas seulement la mesurer. Donner à voir tout ce que produisent les organisations de la transition au-delà du monétaire, via les méthodologies d’évaluation de l’utilité sociale – mais aussi, souligne Marie-Laure Guislain, évaluer le sensible : le lien créé, invisible mais « sans quoi nos luttes ne seraient pas pérennes ».
- Financer les communs. Sensibiliser les financeurs, l’État compris, à financer la coopération elle-même, et s’allier dans des projets collectifs pour chercher des financements ensemble.
- Se former sans s’imposer. Pour Valérie Corbière : « y aller progressivement », cibler de petits enjeux importants plutôt que tout changer d’un coup. La formation des bénévoles reste une négociation avec chaque groupe local, rappelle Éric Favre.
- Documenter la critique et dire non. Pour Jean-Louis Laville, les modes d’évaluation imposés dans l’action sociale sont « antinomiques avec la reconnaissance des professionnels et des usagères et usagers (…) il y a des moments où il faut dire non, c’est plus possible. »
- Faire reconnaître nos propres grilles d’évaluation. Pour Gaël Louesdon, les grilles du nouveau management public « font passer une vision de la société » : il faut conquérir un droit de cité dans le débat public pour que les financements soient débattus démocratiquement, et non plus « au fait du prince » via une philanthropie rarement démocratique.
- Face à l’extrême droite, s’organiser avant qu’il ne soit trop tard. Jean-Louis Laville témoigne de ce que vivent ses collègues brésilien·nes et argentin·nes – éducation publique en péril, universités livrées au marché – et annonce une grande rencontre les 18-20 novembre pour coopérer dans la résistance. Gaël Louesdon s’inquiète d’une « révolution nationaliste-identitaire » que préparerait le Rassemblement national et dont on voit déjà le ocntour dans les votes à l’Assemblée Nationale et les décisions des municipalités qu’il contrôle.
- Remettre le soin au cœur. Pour Marie-Laure Guislain : « On peut avoir les meilleures stratégies de transformation du monde, si on ne sait pas bien fonctionner ensemble, on n’y arrivera pas. » Et quand le mot « soin » inquiète, commencer par des petits pas, comme le fait de proposer une réunion sur la gouvernance, la stratégie ou les espaces d’écoute, et demander : qu’est-ce qui nous épuise ici, et que pourrions-nous mettre en place ?
Conclusion : la Recherche-action, un levier de résilience démocratique
Cette soirée a permis de mieux comprendre les causes systémiques de l’épuisement militant, de partager des outils de diagnostic et d’organisation, et de s’inspirer de ce que font d’autres groupes. La Recherche-action participative – qui fait dialoguer science et action, chercheur·euses et associations – s’est révélée un levier puissant pour identifier des méthodes et outils de résilience et de résistance démocratique. Tout ne s’arrête pas là : l’objectif est de créer des communs au service de l’intérêt général, et de les faire circuler le plus largement possible.
Pour aller plus loin
- Regardez le replay de la webconférence ;
- Retrouvez les ressources partagées par les intervenantes et intervenants durant la webconférence.
- Consultez d’ici quelques semaines le wiki NMSE, boîte à outils en ligne pour animer une communauté vivante et agissante ;
- Rejoignez le Mouvement Colibris et un groupe local près de chez vous ;
- Retrouvez les rendez-vous annoncés :
- Séminaire des convergences du MES les 9-11 novembre,
- Rencontres franco-latino-américaines les 18-20 novembre,
- Forum régional de l’ESS en Occitanie à partir du 27 novembre,
- Ateliers du collectif Badassoin, plateforme juridique mutualisée d’Allumeuses.
- Faites un don pour prendre soin de celles et ceux qui agissent pour le vivant : https://www.jedonneenligne.org/colibris/CAMPAGNE0926/
Militer sans s’épuiser n’est pas un luxe : c’est la condition même de la durée de nos luttes – et un acte de résistance démocratique. Le soin que nous apportons à nos collectifs est aussi politique que les causes que nous défendons.





