Le MagDes idées pour construire demain

En Égypte, la permaculture sur mesure


Parce qu’on ne cultive pas bio en Égypte ou en Palestine comme on cultive bio dans les Cévennes ou en banlieue parisienne, Marie Audinet est partie au Moyen-Orient voir à quoi pouvait bien ressembler la permaculture de l’autre côté de la Méditerranée. Équipée de son appareil Nikkormat, elle est allée à la rencontre de paysans qui osent cultiver autrement dans un pays à mille et une lieues des préoccupations écologiques. Deuxième étape : Le Caire, en Égypte. Récit en mots et en argentique des histoires de Mounir, Maged, Bassem et de leurs plants de tomates… Un reportage exceptionnel pour Colibris le Mag !



Après avoir longé les canaux du Nil jonchés de poubelles et parsemés de plastiques en tout genre, l’arrivée dans la ferme familiale de Mounir Makar, à quelques kilomètres du Caire, labélisée agriculture biologique, est une véritable surprise, presque un soulagement. À l’ombre des acacias qui laissent passer un air étonnamment frais, autour d’un café et d’un verre d’eau glacée, Mounir raconte… Cela fait 4 générations que sa famille exploite ce terrain. Suite à une redistribution des terres à l’issue de la réforme agraire menée par Nasser en 1952, le terrain s’est vu réduit à quelques 25 feddans – une dizaine d’hectares. Afin de tirer profit de cette superficie limitée, son père, diplômé de l’École d’agriculture de Grignon en France, a introduit de nouvelles variétés. C’est ainsi que, grâce à lui, l’endive est arrivée en Égypte. À sa suite, Mounir a continué à développer la diversité de la production. Ici un piment importé d’Amérique Latine, là un brocoli rouge, issu d’un croisement de sa composition...

Pour la majorité des paysans égyptiens, l’agriculture certifiée bio n’est ni une priorité ni une solution

Quel contraste avec les rues de la capitale égyptienne, où l’on respire un air saturé, où les mains sont noircies du sable qui en recouvre les rues ! L’idée même d’y trouver une agriculture locale et écologique comme celle de Mounir paraît improbable. Le pays se trouve aujourd’hui dans une situation critique en termes d’accès aux ressources et de préservation de l’environnement. 

"98% de la population est concentrée sur 3,5 % du territoire, principalement dans la vallée du Nil, où se trouvent les terres fertiles."

L’agriculture, qui représente un secteur clef de l’économie égyptienne, ne suffit pas à nourrir l’ensemble des habitants du pays. En croissance exponentielle, la population égyptienne manque en effet de terres arables dont l’urbanisation incontrôlée grignote irrésistiblement la surface. 98% de la population est concentrée sur 3,5 % du territoire, principalement dans la vallée du Nil, précisément là où se localisent les terres fertiles. L’Égypte voit par ailleurs ses ressources hydrauliques sévèrement menacées : à 95 % issues du Nil, et aujourd’hui extrêmement polluées, elles devront s’appauvrir davantage encore du fait de la construction d’un barrage en Éthiopie, en amont de l’Égypte. Enfin, le pays fait partie des zones les plus affectées par les dérèglements climatiques.   

Mounir travaille avec les fellah des villages voisins. Certains travaillent à la ferme depuis le temps de son père. Ils ont été difficiles à convaincre par les nouvelles méthodes de Mounir.

D’après Alfredo Impiglia, agent du bureau Afrique du Nord – Moyen Orient de la FAO (Food and Agriculture Organisation) au Caire, produire bio en Égypte n’est ni une priorité, ni une solution. 

"Le coût et les critères exigeants d'une certification bio ne peuvent être supportés par les petits producteurs égyptiens."

Comme il n’existe aucune législation nationale sur la certification d’agriculture biologique, les producteurs volontaires doivent faire appel à des organismes privés ou internationaux pour être labellisés. Le coût et les critères exigeants de cette certification ne peuvent être supportés par les petits producteurs, d’autant plus que le marché pour ce type de biens est quasiment inexistant. Il pourrait être assumé par de grandes exploitations, mais comme le souligne M. Impiglia, plus de 80 % de la production agricole régionale est issue d’exploitations familiales de petite échelle. Malgré cela, certaines structures à tailles humaines font le choix de l’agriculture biologique. Comme celle de Mounir Makar. Un choix exigeant aux motivations plurielles. 

Pour une minorité d’agriculteurs, une production certifiée bio pour consommateurs de luxe s’avère lucrative

Chez lui, ce qui séduit d’emblée est sa formidable créativité. Sa créativité, mais aussi le soin qu’il apporte à ses cultures. Sa minutie. Un véritable travail d’orfèvre sur le légume qui devient un produit de luxe, une création artistique. Des variétés du monde entier et des croisements étonnants se côtoient ici, sur quelques mètres carrés. Mounir Makar considère que la production d’un produit de qualité passe nécessairement par une pratique agricole biologique, sans intrants chimiques. 

"Véritables créations artistiques, les légumes bio de Mounir Makar sont très appréciés par l'hotellerie de luxe egyptienne."

Une philosophie qui l’a poussé à se faire labéliser. Il a ainsi obtenu la certification d’organismes occidentaux, celle du CERES allemand et celle du ministère de l’Agriculture américain (USDA Organic), qui lui coûtent autour de 2 500 euros par an. Les petits producteurs ne peuvent amortir un tel investissement que s’ils sont en mesure de vendre leurs produits à prix d’or. Or, seul un marché de niche et haut de gamme le permet. C’est la solution pour laquelle a opté Mounir : il vend ses produits à l’hôtellerie et la restauration de luxe en Égypte. Il fournit les meilleurs chefs du Caire dont la clientèle, souvent occidentale, est familière du concept d’agriculture biologique. Et cela fonctionne d’autant plus que les Makar ont réussi à associer à leur production bio une esthétique et une image de marque globale qualitatives. 

L’agroécologie, un moyen ancestral de se façonner des oasis en plein désert

L’agriculture biologique n’est pas uniquement affaire d’opportunité économique pour les paysans. D’autres moteurs peuvent exister. Pour le découvrir, rejoignons les montagnes du Sud Sinaï, ocres et acérées, à près de 500 km de chez les Makar, loin de la jungle cairote. Entre le désert aride et la mer Rouge, l’une des plus salées de la planète, l’environnement semble hostile à toute culture. Là encore, la ferme biologique Habiba est un petit miracle avec son hectare de verdure en bordure du désert. 

Le camp proche de la ferme, en bordure de la mer Rouge, dans lequel Lorena et Maged El Said, aidés par leur fils Youssef, accueillent les touristes égyptiens ou étrangers en mal de nature

Maged El Said, son propriétaire, a commencé l’aventure il y a plus de 10 ans. Installés près de Nuweiba, Maged et sa femme italienne Lorena ont commencé par tenir un camp de vacances au bord de la mer avec leurs 3 enfants. En 2007, ils décident de cultiver une partie de leur terrain et d’en faire une ferme en agroécologie. L’objectif ? Montrer qu’il est possible de cultiver dans le respect de la nature une grande variété de plantes malgré la salinité et la sécheresse du terrain. Dix années plus tard, on peut dire que le pari est réussi. 

"Contre les insectes, Maged utilise un mélange d’oignons, de piments, d’ail et d’herbes aromatiques. Une recette transmise par la grand-mère de Lorena..."

Là où il récoltait des tomates il y a quelques jours, Ibrahim, employé de la ferme de Maged depuis 3 ans, enfonce une graine de courge dans du sable fin. Ce bédouin du Nord Sinaï travaille la terre tous les jours dès le lever du soleil, souvent aidé de volontaires adeptes du woofing. Il a une approche très simple des méthodes de production, qu’il tire de pratiques ancestrales. Ainsi, cet insecticide vaporisé sur les plans de tomates ; il s’agit d’un savant mélange d’oignons, de piments, d’ail et d’herbes aromatiques. L’odeur est si puissante qu’elle repousse efficacement les insectes. Une recette transmise par la grand-mère de Lorena...

Une voie vers "l'édutourisme" en plein essor dans les pays en émergence

La ferme est certifiée par l’ECOA (Egyptian Center of Organic Agriculture), organisme privé égyptien de certification d’agriculture biologique. Même si le coût est inférieur aux labels européens (2 000 livres par an soit environ 500 euros aujourd’hui), cela reste une somme importante pour les paysans locaux. Les comptes de la ferme Habiba sont à l’équilibre mais ce n’est pas avec la ferme que la famille de Maged se rémunère, c’est grâce au camp de vacances. Un camp qui, couplé à la ferme, permet de mettre en avant un nouveau type de tourisme en Égypte, le tourisme vert ou « edutourism » comme le martèle Maged à grands coups de hashtags sur le compte Facebook de la ferme. À une époque où le Sinaï souffre terriblement de la chute du tourisme due au climat d’insécurité de la zone, cette plus-value est la bienvenue. Les productions de Habiba sont utilisées dans le camp ou vendues au marché du vendredi à Dahab, station balnéaire de la péninsule du Sinaï où touristes et habitants sont familiers de ce type de produits. 

Enfants de bédouins dans la mer Rouge. Beaucoup des enfants qui habitent dans les villages alentour viennent passer leurs après-midi dans le centre d’apprentissage tenu par Lorena.

La ferme peut donc assumer de produire de cette façon, grâce à la diversité de ses sources de revenus et sa proximité avec un marché sensible au bio. Enfin, le choix de l’agriculture biologique par le clan El Said répond aussi à la volonté de nourrir sainement ses enfants. En effet, l’aspiration à une nourriture meilleure pousse aujourd’hui de plus en plus d’Égyptiens, effarés par la mauvaise qualité de leurs fruits et légumes, à opter pour l’agriculture biologique. Ainsi ce couple de cairotes, Gehanne et Khaled, récemment installés à quelques kilomètres d’Habiba, est bien décidé à monter leur propre ferme.

En Égypte, être en bio c’est être un pionnier

Pour Maged el Said, comme pour Mounir Makar, ces exploitations ne se limitent pas à de simples moyens de subsistances. Elles sont destinées à être des modèles pionniers proposant chacune des solutions d’avant-garde à des problématiques locales.

Véritable laboratoire, la ferme des Makar met par exemple au point avec une minutie scientifique des techniques pour optimiser l’espace et les ressources et lutter contre le climat souvent hostile de l’Égypte. Cultures hors-sol, goutte à goutte, piscines… tout est bon pour économiser l’eau. Mounir assure avoir une « productivité multipliée dans des proportions qui dépassent tout ce que l’on pourrait imaginer : on produit plus avec moins d’eau et moins de terre ! ». Ces pratiques sont d’autant plus innovantes que le gouvernement égyptien ne cherche guère à préserver les ressources hydrauliques. Gratuite ou très peu chère pour les agriculteurs, l’eau du Nil est diffusée sans limite sur les cultures où les fortes températures favorisent une évaporation presque immédiate. 

Étendue désertique à la frontière des montagne juste derrière la ferme...

Ces méthodes simples, en plus de répondre à des enjeux environnementaux, offrent également des solutions à des défis géopolitiques locaux. Isolée politiquement et économiquement, la péninsule du Sinaï a fondé son développement sur le seul secteur touristique. Or, aujourd’hui, la région souffre de graves dérèglements sécuritaires. Au Nord, la présence d’une cellule de l’État Islamique et la proximité avec la bande de Gaza ont été la cause de différents attentats comme celui de Taba en 2007 ou, plus récemment, celui de l’Airbus A321 reliant Sharm el-Sheikh à Saint-Pétersbourg en octobre 2015. Ceux-ci ont fait dégringoler la fréquentation touristique de la région. Les bédouins pâtissent de cette perte de source de revenus et se retrouvent aujourd’hui, pour une large part, sans emplois. 

... dont la luxuriance provoque un contraste étonnant !

Maged El Said présente l’agriculture biologique comme une opportunité pour ces bédouins du Sinaï de produire leur propre nourriture malgré un environnement hostile et d’acquérir ainsi une certaine indépendance alimentaire et économique. 

"L'agriculture bio est un moyen de se nourrir pour les bédouins du Sinaï qui ont perdu les revenus du tourisme."

Habiba entretient des relations avec d’autres fermes autour de Nuweiba tenues par les bédouins et tentent d’y diffuser leur méthode. Au cours des années, la ferme a même développé sa propre banque de semences et produit des graines de deuxième et troisième générations, plus adaptées au milieu, qu’il revend à ces fermes bédouines.

Un environnement naturel et culturel peu propice à la bio

Ces succès ne doivent cependant pas cacher la présence de véritables obstacles structurels en Égypte. Climatiques d’abord ; les fortes températures rendent par exemple les attaques d’insectes fréquentes, ces ravageurs n’étant pas décimés par les baisses de températures en hiver comme ils peuvent l’être en Europe. En outre, les méthodes artisanales de Lorena ou les diffuseurs d’odeurs mis au point dans la ferme Makar ne sont parfois pas suffisants ; ils n’ont par exemple pas permis de protéger les tomates d’une attaque de Tutta absoluta (la mineuse sud-américaine de la tomate) l’année dernière. Des obstacles culturels ensuite. Les réticences des fellah (paysans égyptiens) de la Vallée du Nil à tout changement, conformément à l’adage local « ce que l’on connaît est mieux que ce que l’on ne connaît pas », donnent en effet du fil à retordre aux promoteurs de pratiques nouvelles. 

Les serres de tomates et de concombres qui permettent de créer un sol et des températures plus propices à leur culture.

Des obstacles naturels enfin. L’agriculture égyptienne doit aujourd’hui compter avec des ressources limitées et polluées. La terre en premier lieu, perd de sa valeur fertile d’année en année. Ce phénomène a commencé avec la construction sous Nasser du haut-barrage d’Assouan, initialement destiné à limiter les crue. Il a finalement eu pour conséquence désastreuse de bloquer le passage en aval du limon, riche en nutriments. Celui-ci ne fertilise donc plus les terres comme il l’a fait pendant des siècles. A ceci s’ajoute le fait que l’eau salée de la Méditerranée, qui s’infiltre toujours plus loin dans le Delta du Nil, salinise les sols. Ceux-ci sont en outre imbibés des intrants chimiques largement utilisés par les agriculteurs depuis cinquante ans. 

"L’Egypte doit aujourd’hui compter avec des ressources naturelles de plus en plus limitées et polluées."

Enfin,  la baisse de fertilité des sols est aggravée par la forte pollution des eaux du Nil, due à l’urbanisation sauvage, aux systèmes d’évacuation mal contrôlés et à l’installation de complexes industriels sur les rives du fleuve, qui déversent sauvagement une quantité importante de déchets dans le fleuve. Ainsi, pour les agriculteurs de la vallée de Nil, se convertir à l’agriculture biologique nécessite un effort supplémentaire de régénération des sols et de l’eau qui n’est pas sans constituer une barrière supplémentaire à la conversion. 

De la certification officielle à l’agrément officieux des revendeurs

L’accès à une eau de qualité est une difficulté à laquelle est confrontée Bassem Khalifa, 34 ans, qui tient une boutique dans le quartier huppé de Maadi, en périphérie du Caire. Au nom de son échoppe, Ma7ali, qui signifie « local » en dialecte égyptien, on devine la raison d’être de son commerce. Détenteur d’un master de management environnemental, Bassem s’est interrogé sur le sens de produire écologique dans un pays comme l’Égypte. Il s’est finalement décidé à vendre des produits « propres, sains et équitables ». Des critères dont la précision n’est pas aussi normative que celles des grands labels écologiques mais qui laisse une place importante à l’humain, à la réalité du terrain et à l’intention des producteurs. C’est grâce aux liens qu’il tisse avec eux que le jeune patron détermine si la démarche écologique des agriculteurs est sincère. « Lorsque vous commencez à poser des questions et que le producteur répond avec passion et s’étonne que l’on s’intéresse à son mode de production, c’est qu’il se préoccupe réellement de la qualité de ses produits ». C’est ainsi qu’il fait sa sélection. 

"Bassem vend des produits non labellisés mais dont il certifie la qualité parce qu'il connaît les producteurs et leurs pratiques."

Ouvert en 2014, le magasin compte désormais des aliments de plus de 70 producteurs différents – dont Makar Farms et Habiba Organic Farm. D’après lui, la plupart de ses fournisseurs ne sont pas de petits paysans de la vallée du Nil mais plutôt une population aisée qui cherche à investir dans une agriculture saine afin de nourrir sainement ses propres enfants.

Le vendredi matin, Ibrahim récolte ses okras pour les vendre au marché de Dahab

Représentatif de bon nombre pays en émergence, l’Égypte est un territoire où l’agriculture certifiée biologique telle qu’on la connaît en Europe perd de son sens. Bien que les pratiques respectueuses de la nature comme l’agroécologie offrent une solution à de nombreux problèmes environnementaux, économiques et politiques, leur diffusion rencontre toujours de nombreux obstacles. Tout porte dès lors à croire qu’une solution pourrait résilier dans la construction d’une nouvelle façon de faire de la bio, propre à ces pays en émergence et non importée des pays développés. Sans passer par la certification par exemple, ou en s’adaptant à des problématiques extrêmement locales. De la même manière que la permaculture est avant tout une méthode fondée sur l’observation du milieu naturel, le modèle agricole biologique égyptien de demain pourrait bel et bien se fonder avant tout sur l’observation de la réalité propre aux territoires. Y compris économique et sociale. Et de cette observation, pourrait émerger une nouvelle définition et pratique de l’agriculture biologique.


La reporter photographe Marie Audinet

"Équipée d’un Nikkormat depuis 2008, je travaille uniquement à la pellicule argentique N&B. Âgée de 24 ans, j'ai grandi à Bordeaux, puis étudié à Paris. J'ai vécu une année à Istanbul et une année et demie au Caire. Je suis diplômée d'un master à Sciences Po depuis juin 2016."

www.marieaudinet.com



POUR ALLER PLUS LOIN

Sur le Mag

À lire



* Le woofing (World Wide Opportunities on Organic Farms) est un mouvement né en Angleterre dans les années 1970. La pratique consiste à travailler bénévolement dans des fermes biologiques en échange d’un apprentissage, du gîte et du couvert.

Commentaires

Bonjour,
J'ai apprécié votre article et vos photos.
Cependant, il existe un lieu, à une soixantaine de kilomètres à l'est du Caire, assez bluffant, où la culture bio (biodynamique) a pris racine dans le désert depuis la fin des années 70.
Il s'agit de Sekem, fondé par Ibrahim Abouleish.
http://www.sekem.com/en/index/
Ces 70 hectares de désert sont maintenant un oasis qui comprend, outre des champs et vergers en biodynamie, une école, un hôpital, plusieurs entreprises en bio et depuis peu une université. Un bel exemple de dévellopement durable !

Actuellement en voyage en Égypte avec ma famille, nous nous questionnons sur l'avenir de l'agriculture pour ce pays et lisons ton article. Je fus surprise que tu ne mentionnes pas Sekem. Aussi, ce n'est pas la labellisation qui est en effet importante mais bien la manière de voir la vie, le sol, la question agricole et agroéconomique. Cultiver en bio ce n'est pas seulement pourvoir une alimentation saine et vivante, c'est aussi envisager un avenir pour nos sols, la Terre Mère, en voie de désertification en France aussi!...Bonne suite!

Bonjour,

Un grand merci pour votre lecture attentive et vos retours.
En effet, je ne suis pas allée visiter Sekem. Durant mon séjour égyptien il a fallu faire des choix.
J'ai notamment préféré me concentrer sur des structures plus petites afin de pleinement les comprendre.
Je vous souhaite une excellente journée,

Marie

Ajouter un commentaire