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Mode d'emploi

Voyager solidaire et écologique avec le wwoofing

Nathalie Jouat

Le WWOOFing est un concept de voyage solidaire né dans les années 70, près de Londres. Un groupe d’étudiants désireux de sortir du quotidien urbain pendant le weekend, décide de proposer main forte aux paysans des campagnes alentours, en échange d’un toit et d’un peu de nourriture. Le WWOOFing était né !

WWOOF : 5 lettres pour un acronyme anglais qui interpelle les curieux. World Wide Opportunities on Organic Farms, autrement dit l’opportunité de découvrir des fermes biologiques à travers le monde.

40 ans plus tard, la bonne idée s’est internationalisée et il est possible WWOOFer dans une centaine de pays. Comme souvent, en ce qui concerne les initiatives quelques peu « alternatives », les anglo-saxons sont en tête en peloton. Ainsi, en Grande-Bretagne, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande,  le WWOOFing existe depuis longtemps un peu partout et plus seulement dans des fermes biologiques. En échange de 4 à 5 heures d’aide journalière (5 jours par semaine), les WWOOFers se voient offrir le gîte et le couvert auprès de familles qui ont besoin d’un coup de main. La liste d’activités n’est pas exhaustive car les possibilités sont infinies : rénover ou construire une habitation, s’occuper d’un jardin, prendre soin d’animaux, bricoler diverses choses, divertir des enfants, aider à l’organisation d’un évènementiel, apprendre la menuiserie, entretenir un centre de méditation, ou juste vivre quelques semaines avec des gens pas comme tout le monde… Tout est possible en WWOOFing.

Partir seul ou accompagné n’est pas un problème (même en famille nombreuse avec des enfants) et nulle crainte à avoir si vous avez dépassé la trentaine, car il y a des WWOOFers de tout âge et de tout horizon.

Concrètement comment faire du WWOOFing?

Une association existe dans chaque pays représenté et il suffit d’y cotiser (une quinzaine d’euros d’adhésion en moyenne) pour recevoir un livret électronique contenant les détails et adresses et de tous les HÔTES disponibles. Les WWOOFers prennent ensuite contact eux-mêmes avec les familles, discutent des conditions d’aide, de logement et de tout autre détail important avant de conclure une période et une date de séjour.  Il n’y pas de contrat ni d’échange d’argent. Si le bonheur et la joie sont au rendez-vous, le WWOOFer reste autant de temps que la famille l’accepte et peut tisser de vrais liens avec ces inconnus qui ouvrent leur maison et leur cœur. Si l’orage gronde entre les deux parties, il suffit de se séparer sans plus de cérémonie. Bien sûr, l’immense majorité des séjours se passe bien, le soleil et les sourires brillent sur les visages. Il arrive parfois que la tâche ou l’ambiance ne soit pas à la hauteur des espérances du WWOOFer, il arrive aussi que les familles attendent trop de la part de leurs invités qui, après tout, ne sont pas là que pour travailler. C’est la loi de la vie, il y a de bonnes et de mauvaises expériences !

jardinage  wwoof en nouvelle zélande

Au delà des heures de « travail », il y a la convivialité qui s’installe. Les week-ends vous découvrez la région qui vous accueille, la famille qui emmène en balade, les amis qui se joignent à la fête… En WWOOFing il n’y a pas de dimanche pluvieux seul dans une chambre, il y a toujours des activités à faire et des opportunités de s’amuser.

En WWOOFing, vous donnez de votre temps et de votre énergie et il vous sera rendu beaucoup de chaleur humaine, beaucoup de gentillesse, vous passerez de merveilleuses vacances. Le WWOOFing est une véritable définition du mot « solidarité », car sans l’aide des WWOOFers, beaucoup de ces familles ne pourraient pas faire leurs projets faute de temps ou d’argent.

eco-construstion wwoof au canada

Le WWOOFing s’est développé majoritairement dans des pays riches (pour l’instant), mais les familles qui accueillent sont habituellement assez modestes. Les modes de vie, ainsi que les activités tournent souvent autour de l’écologie et de la protection de l’environnement. A l’heure où le tourisme durable se développe de manière parfois très commerciale (et chère), le WWOOFing est une solution parfaite pour les petites bourses et ceux qui veulent donner un sens à leurs vacances. Partager la vie des habitants d’un pays, c’est la meilleure manière de le respecter, en apprenant à le voir et à l’aimer avec leurs yeux !

Pour aller plus loin

Wwoofing, le guide : pour des vacances solidaires économiques et écologiques, de Nathalie JOUAT BONNIOT aux éditions Democratic Books

Le site de WWOOF France : http://www.wwoof.fr

Le site international du WWOOFing : http://www.wwoof.org

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Je suis forestier en retraite au Mali et je suis installé dans la région de Mopti. Je suis très intéressé par la promotion d'un tel tourisme et je dispose d'assez d'espace pour héberger des volontaires