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Pour sauver la planète : tous paysans et paysannes !

Terres Communes est un collectif paysan et citoyen crée en aout 2018 dans le Pays de Retz (44). Il lutte pour la préservation des sols grâce à trois axes d’intervention : la publication d’informations d’utilité publique sur les transactions foncières, l’organisation d’occupations citoyennes et les actions de sensibilisation à la transition écologique. Il agit localement mais souhaite que son modèle puisse essaimer partout et mobiliser tous les citoyens sur les enjeux vitaux liés à la terre : santé, alimentation et biodiversité...



Marcheurs et marcheuses pour le climat, colibris, écolos, coquelicots, permaculteurs et permacultrices, amis et amies de la terre, et défenseurs de la biodiversité, consommateurs et consommatrices d’Amap[1], de biocoop, de produits équitables ou de marchés paysans...

L'agriculture bio, locale et faite par des petits paysans est à la base de votre santé, de la sauvegarde de l'eau, de la biodiversité, de la vie sociale des campagnes, d'une économie locale et solidaire, de la préservation des générations présentes et futures.

Manifestation du 24 février 2019 et plantation d'arbres sur le terrain du futur Surf Park de Saint-Père en Retz

Il est temps de dépasser l'acte d'achat comme soutien à cette agriculture ! Il est temps de monter en première ligne avec eux pour se réapproprier les territoires et y implanter un monde plus juste et plus respectueux de la nature, le seul monde qui ait un avenir.

Les trois ans à venir sont déterminants : un tiers des agriculteurs vont partir à la retraite, et libérer une grande partie des terres arables françaises. C’est l’occasion unique d’instaurer un autre modèle agricole en favorisant l’installation de petits paysans bio, mais aussi d’artisanat et de vie en autonomie, de faire ensemble un grand pas vers un mode de vie radicalement sobre et local.

Occupation du 20 décembre 2018 de la mairie de Saint-Père-en-Retz, lors du vote de la modification du PLU

Aujourd’hui, alors que seulement 6% de la surface agricole utile française est en bio [2], les institutions agricoles continuent d’attribuer les terres aux agro-industriels [3], la consommation de pesticide augmente sans cesse (+12% entre 2014 et 2016) [4], l’agriculture est toujours la source d’un quart des émissions de carbone au niveau mondial [5] et nos élus et élues favorisent aveuglément l’urbanisation au nom de l’activité économique alors que les écosystèmes sont au bord de l’effondrement.

Le temps des tergiversations est terminé, Il est temps de nous lever ensemble pour ne plus supplier mais exiger le contrôle de nos territoires ! Ouvrons les institutions agricoles, prenons les mairies, exigeons la préemption pour installer des jeunes ! Engagez-vous aux côtés des petits paysans et paysannes de votre région, créez des collectifs et sauvez la terre nourricière !

Manifestations des 17 décembre 2018 à l'antenne de la chambre d’agriculture de Sainte-Pazanne pour dénoncer un accaparement de terres de 400 ha


En savoir +

Voir le site de Terres Communes




  1. Les AMAP, "Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne", sont destinées à favoriser l'agriculture paysanne et biologique qui a du mal à subsister face à l'agro-industrie. Le principe est de créer un lien direct entre paysans et consommateurs, qui s'engagent à acheter la production de celui-ci à un prix équitable et en payant par avance.
  2.  D’après les chiffres pour 2018 de l'observatoire de l’Agence Bio.
  3.  Voir par exemple la politique d'attribution des terres de la Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural) en Loire-Atlantique.
  4.  Chiffres annoncés en juillet 2017 dans un communiqué commun des ministères de l'Agriculture, de la Santé, de la Recherche et de la Transition écologique.
  5.  Évaluation publiée en avril 2014 par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

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