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La crise du coronavirus : un accélérateur de transition alimentaire ?

Le confinement a bouleversé les circuits alimentaires de distribution et d’approvisionnement. La plupart des marchés sont fermés, les restaurants et structures de collectes pour la restauration collectives aussi. Cette crise est un formidable révélateur de plus de nos dépendances alimentaires : la farine manque dans les rayons. La raison ? Pas tant parce que les Français confinés ont découvert le bonheur de la pâtisserie. Plutôt parce que la moitié des paquets de farine destinés au grand public sont importés, notamment d'Allemagne ou d'Italie, alors même que nous sommes des exportateurs de blé ! De même, nous importons près de la moitié du poulet, des fruits et des légumes consommés en France…

Si certains agriculteurs sont confrontés à une hausse explosive de la demande, d’autres, au contraire, ont subi une baisse brutale de leur activité. En particulier, ceux qui écoulaient leur marchandise sur les marchés de plein air. Il semble que depuis la fin mars un tiers environ a rouvert en respectant un cahier des charges très strict. En outre, la plupart des enseignes de la grande distribution (Intermarché, Magasins U, Auchan, Carrefour…) se sont engagées à prioriser les productions locales, disponibles et de saison.

Pour autant, dans cette période, on assiste à une forte hausse des demandes pour les réseaux de vente directe déjà constitués, sans disposer toutefois de données nationales pour étayer cette tendance. Uniquement des remontées d’initiatives locales, comme nous en présentons ici. 

Au-delà, dans les mois à venir, est-ce que cette fringale des circuits courts va durer ? Est-ce que le Covid-19 s’avèrera être un accélérateur de transition écologique et solidaire dans le secteur agroalimentaire ? C’est l’une des grandes questions de « l’après »…

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