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Françoise, une colibri élue au GEN !

Je m’appelle Françoise, je suis cotisante à Colibris et j’habite au Hameau des Buis (en Ardèche).

Depuis longtemps je rêvais d’aller à Findhorn, cet écovillage légendaire fondé en 1962 en Écosse. Chance ! Cette année, du 4 au 11 juillet, Findhorn accueillait la Rencontre du GEN (Global Ecovillage Network), née là-bas il y a juste 20 ans. J’ai saisi cette occasion, puisque le Hameau des Buis est membre de ce réseau.

La vision du GEN, c’est celle d’un monde de citoyens et de collectivités autonomes, qui imaginent et tracent leurs propres voies vers un avenir durable et solidaire. Pour aller vers cela, le réseau cherche à faciliter les échanges d’informations, d’outils et d’expériences, et à représenter toutes ces personnes qui ont un mode de vie conscient et souhaitent le partager. Il veut aussi servir d’incubateur et de soutien pour les initiatives qui favorisent la transition vers une société résiliente, en particulier les écovillages. Pour le GEN, un écovillage est un collectif (construit de toutes pièces ou traditionnel), conçu dans une démarche participative locale, et intégrant de manière globale les dimensions écologique, économique, sociale et culturelle pour créer ou conserver un cadre de vie tenant compte des limites de la planète. C’est bien sûr très en lien avec les valeurs de Colibris, en particulier le projet Oasis !

Juste avant la rencontre, a eu lieu l’Assemblée générale du GEN Europe, qui est une ONG basée en Allemagne. Le siège officiel est à ZEGG, près de Berlin, mais l’équipe salariée est basée Arterra, en Gallice. L’association pratique la sociocratie : le nouveau bureau a été élu par une "élection sans candidat", et j’ai été la 5ème élue. Je pourrai ainsi faire le lien entre ce qui se passe en France avec le projet Oasis et nos amis européens.

La Rencontre mondiale rassemblait des participants venus de tous les continents : partout à travers le monde les initiatives fleurissent, de la Chine au Mexique, du Bengladesh aux États-Unis, de la Namibie au Brésil, et même en Palestine et en Israël. De nombreux représentants ont présenté leur structure, parlé de leurs projets, partagé leur espoir et la façon dont ils s’y prennent pour incarner le nouveau monde, ce changement de paradigme dont parle Pierre Rabhi.

Des ateliers à thème ont fait avancer la réflexion sur la formation, la collaboration avec le monde économique, la réconciliation Nord-Sud, le travail autour des catastrophes, etc..

J’ai entendu les témoignages de ceux qui transforment les favelas en écoles de musique, de ceux qui propagent les technologies douces en Amérique Latine, de ceux qui éteignent autour d’eux les flammes de la colonisation en Palestine ou secourent les réfugiés climatiques en Indonésie. J’ai vu les acteurs de ces projets que nos médias ignorent.

Je sais maintenant que nous sommes nombreux et que nos gouttes d’eau ont une chance d’éteindre l’incendie !

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