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Grands Projets Inutiles : carte des résistances

Au Forum Social de Tunis en 2013, une catégorie nouvelle a été imaginée, celle des "grands projets inutiles imposés" dits GPII. La Charte de Tunis les définit ainsi : « Ces projets constituent pour les territoires concernés un désastre écologique, socio-économique et humain. Ils n’intègrent jamais la participation effective de la population à la prise des décisions, (…) s’inscrivent dans une logique de concurrence exacerbée entre les  territoires et impliquent une fuite en avant vers toujours “plus grand, plus vite, plus coûteux, plus centralisateur”»

Aéroport, ferme-usine, barrage, stade, village de vacances, centre commercial… Par la longueur de la mobilisation et la puissance imaginative de la "zone à défendre" (ZAD) qui l'a portée, la résistance contre le projet d'aéroport Notre-Dame-des-Landes a mis la lumière sur ces grands projets inutiles. Il en existent de nombreux en cours aujourd'hui en France

Sur le terrain, des citoyens se mobilisent jour après jour pour tenter de faire entendre leurs voix et celle des écosystèmes menacés. L'objectif, obtenir l'annulation de ces projets pour lesquels ils n'ont pas ou insuffisamment été consultés. Espaces démocratiques de coopération, de créativité et d'appropriation du territoire, ces résistances sont souvent le terreaux d'initiatives alternatives pionnières. Afin de les soutenir, Reporterre et Superlocal ont créé une carte collaborative actualisée de ces grands projets inutiles. Vous pouvez directement y ajouter les projets inutiles près de chez vous.


Super Local souhaite lutter contre des centaines de sites et de projets polluants ou injustes, et ancrer la mobilisation pour le climat et la justice sociale dans les territoires en accompagnant les collectifs locaux en lutte partout en France.

Rejoignez une lutte près de chez vous !


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Bonjour,
Ma ville (Le Havre) a cru trouver la poule aux œufs d'or: 5 galeries marchandes sont proposées à une agglomération de 240000h, soit le double de m² que la moyenne nationale. Résultat des courses (sans jeu de mots!); un turn over récurrent, des marques qui se maintiennent à bout de bras et des locaux -récents- qui se désertifient de plus en plus. On a "juste oublié" que les habitants n'avaient pas de pouvoir d'achat suffisant pour les fréquenter. De plus, situés en périphérie de ville, gigantesques, ces galeries n'incitent même pas à se "dépanner" pour un besoin précis; un seul achat prend des allures d'expédition d'une demi journée...